06 65 93 35 87
Ostéopathe D.O. Houilles
Emmanuelle BOURGEOIS
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Emmanuelle BOURGEOIS
Ostéopathe D.O. Houilles

Mémoire : Vision Ostéopathique de la Menace d'accouchement prématuré.

Mémoires

Extrait Mémoire : Vision Ostéopathique de la Menace d'accouchement prématuré ;

 

MAP et hypothèses de décompensation somato-émotionnelle

 

En thérapie manuelle, tous les thérapeutes qui ont atteint un niveau d’implication suffisante sont amenés un jour à se poser la question de l’entrelacement, de l’enchevêtrement entre les problèmes physiques et les problèmes psychiques. [31] Il faut entendre par « univers somato-émotionnel », les manifestations d’une souffrance psychique transmutée en souffrance corporelle. [31]

 

D’après l’ostéopathe Jean Ducourneau, les contractions pendant la grossesse sont le signe d’un déséquilibre utérin, elles sont le résultat d’une défense de l’utérus, soit face à un déséquilibre postural ou un problème neurologique du système ortho- para sympathique, résultat d’une lésion possible à distance ou d’un problème vasculaire. [30]

 

Les contractions, même peu importantes ou peu nombreuses, devraient être considérées et prises en charge. Elles sont un signal du corps, qu’il faut savoir décrypter. On parlera plus d’utérus contractile ou de tensions du ventre. Les femmes parleront de sensation de bébé bas, de tensions dans les fosses iliaques. Lorsque le système s’emballe les contractions sont plus fréquentes, la maman peut alors être en danger de menace d’accouchement prématuré, surtout si elles s’accompagnent d’une modification du col. [30]

 

Il est donc intéressant, d’accorder une importance aux antécédents et au terrain de la patiente ; ces utérus agités retrouvé en MAP, ont bien une raison d’être susceptibles [32]. D’après les nombreux écrits d’Upleger ou encore de Serge Paoletti, il existe des preuves de l’existence d’une mémoire tissulaire, indépendante du système nerveux [31], le corps pourrait donc mémoriser, et influencer son fonctionnement à travers son vécu.

 

Pour cela il est essentiel de prendre en considération, au cours l’anamnèse de la patiente, les informations déterminant son terrain ; ses antécédents : familiaux, médicaux, chirurgicaux, traumatiques, et gynécologiques comme simplement, des règles très douloureuses, doivent être recherchés. Un environnement viscéral perturbé (ex : trouble digestif, ballonnement, pathologie inflammatoire « maladie de crohn ») ou une imprégnation hormonale comme l’a étudié l’ostéopathe Bruno Conjeaud dans son livre « Grossesse, hormones et ostéopathie », peuvent perturber la physiologie de la patiente, voir même la rendre pathologique.

Il ne faut pas négligé la part psychologique, pouvant fragiliser la patiente, en tenant compte du rapport que la femme entretient avec son ventre, son discours et ses préjugés dû à son éducation, sa vision maternelle, son contexte biopsychosocial. Tous ces éléments associés peuvent influencer le fonctionnement du corps de la patiente et l’entrainer, par une cascade de dysfonctionnements, vers une MAP.

 

On sait que durant les neuf mois de grossesse, le corps féminin change, pour s’adapter au développement utérin dû à la croissance fœtale. En se développant, l’utérus va être à l’origine d’une augmentation de la pression abdominale, venant contrarier le fonctionnement des systèmes viscéraux, respiratoire et vasculaires (cf l’anatomie), l’équilibre est maintenu tant que possible grâce aux tensions diaphragmatiques thoraciques et pelviennes qui impactent à leurs tour les structures sur lesquelles les diaphragmes reposent : les structures vertébrales, le thorax et le bassin. Pouvant alors entrainer une symptomatologie douloureuse au niveau ligamentaire et musculaire des structures de soutiens.

 

Comment aurait lieu la décompensation ?

 

Avant la grossesse, ces femmes dans une grande majorité des cas, n’avaient pas de plainte particulière, mais leur corps n’arrive clairement pas à s’adapter à la grossesse. Et pourtant comme l’explique l’ostéopathe Jean-Marie Briand durant les formations OSTEONAT, la grossesse en elle-même n’est pas responsable de la douleur. Ce sont bien, sur des terrains spécifiques, que ce changement de posture et de fonctionnement deviennent symptomatiques, entrainant alors une décompensation structurelle : avec une symptomatologie douloureuse des structures en souffrances, qui peuvent entraver le bon fonctionnement du corps, le bon développement du fœtus, et pouvant entrainer un déclenchement des contractions, et donc une MAP.

 

Au niveau émotionnel, c’est la même chose, le corps n’arrive pas à s’adapter à la contrainte imposer par la somatisation. De plus on sait que le centre émotionnel du corps d’après la médecine chinoise repris par Jean Ducourneau, réside en grande partie dans le plexus solaire : les douleurs du plexus solaire, ont une localisation épigastrique mais, elles sont bien la traduction physique de la décompensation émotionnelle.

 

C’est une zone clef du système neurovégétatif au niveau viscéral. Sa perturbation peut entrainer un déséquilibre ortho et para sympathique, qui aura donc pour conséquence : un déséquilibre globale du corps, hormonal, structurel… obligeant le corps à s’adapter pour tenter de maintenir un fonctionnement global.

 

Prenons l’exemple d’une femme parturiente avec les caractéristiques décrit  auparavant, des antécédents pouvant justifier un utérus contractile, survient alors un stress contraignant le plexus solaire. Cet évènement peut entrainer une perturbation de l’activité diaphragmatique thoracique, qui à son tour peut entrainer une augmentation de la pression abdominale, une modification de la mobilité du thorax, et de la colonne dorso-lombaire. Par la suite, le corps s’adapte, au niveau du bassin et du pelvis pour maintenir un équilibre, entrainant une perturbation de l’activité diaphragmatique pelvienne, qui entrainent une modification de la mobilité du bassin, une congestion pelvienne…contraignant l’utérus et le fœtus.

 

Pour résumer, si la mobilité globale de ce complexe, contenant l’utérus est diminué, il est normal de voir apparaître un fonctionnement anormale des structures qui le compose, pouvant justifier l’apparition d’une MAP, là où le corps de la parturiente n’a plus de possibilité d’adaptation, que ce soit d’origine biochimique, ou mécanique.


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